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L'hôpital Pourtalès à Neuchâtel deviendra le site de soins aigus de l'hôpital cantonal.
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Santé

A Neuchâtel, la réorganisation hospitalière validée plus largement que prévu

Par 84 voix contre 26, le Grand Conseil neuchâtelois a décrété que l'hôpital cantonal comprendra un site de soins aigus à Neuchâtel et un de réadaptation à La Chaux-de-Fonds. Le peuple choisira en février entre ce modèle et celui qui prône deux hôpitaux généralistes

Un ouf de soulagement, un large sourire devant les caméras de télévision: le ministre neuchâtelois de la Santé, Laurent Kurth, et derrière lui le Conseil d’Etat ont remporté une victoire que d’aucuns ont qualifiée d’historique. Après dix ans de tergiversations et de querelles intestines, deux ans après un revirement complet de tendance et après un débat parlementaire entamé 19h30 plus tôt, le Grand Conseil neuchâtelois a approuvé, mercredi en fin de matinée, à une majorité plus large que prévue, la réorganisation de l’hôpital cantonal.

Lire l'éditorial: Neuchâtel et la vertu des grands travaux

Par 84 voix contre 26, le parlement a enterré l’actuelle addition d’hôpitaux généralistes à Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds, pour valider un concept porté tant par Hôpital neuchâtelois que le Conseil d’Etat: les soins aigus seront centralisés dans l’établissement de Pourtalès en ville de Neuchâtel, qui sera agrandi pour 65 millions; le vétuste hôpital de La Chaux-de-Fonds sera abandonné au profit d’un nouvel établissement à construire, vraisemblablement au Crêt-du-Locle, qui sera affecté à la réadaptation et comprendra une importante policlinique. L’investissement prévu à La Chaux-de-Fonds est estimé à 175 millions.

Lire aussi: La centralisation hospitalière à Neuchâtel, pour éviter un cercle vicieux

Le dernier mot au peuple

La réforme devra être validée par le peuple le 12 février 2017. Les Neuchâtelois devront choisir entre deux modèles: celui validé par les autorités et une initiative déposée par les Montagnes qui réclame «deux hôpitaux autonomes, complémentaires et sûrs», les exécutifs des villes du Locle et de La Chaux-de-Fonds ayant annoncé avoir trouvé une fondation de caisses de prévoyance privées et publiques prêtes à racheter le vieil hôpital de La Chaux-de-Fonds. La campagne s’annonce chaude.

Lire aussi: La Chaux-de-Fonds a trouvé des acheteurs pour son hôpital

Lors du long débat parlementaire, le jeune président UDC du législatif, Xavier Challandes, 24 ans, a eu la bonne idée de laisser les députés s’exprimer, au risque de voir le débat s’embourber ou déraper. Il n’en a rien été. Tout au plus a-t-il été très long. Une partie des opposants, défenseurs d’un hôpital de soins aigus à La Chaux-de-Fonds, a consenti à se ranger derrière des compromis. Si le principe de la réorganisation spatiale de l’hôpital cantonal était acquis à une majorité, le cautionnement des investissements nécessaires à la réalisation du plan requerrait la majorité qualifiée des 3/5, soit 69 députés (sur 115). Une majorité non-acquise en début de session, confortable à l’arrivée (96-8).

Une addition de compromis

Une large majorité d’élus neuchâtelois a ainsi pu se rallier à une addition de compromis: les premiers investissements devront être réalisés à La Chaux-de-Fonds; le cautionnement a été ramené de 240 à 160 millions, les 80 millions supplémentaires feront l’objet d’une décision future du parlement; les commissions parlementaires des finances et de la santé donneront un préavis sur les projets de construction de HNE. D’ici à la réalisation complète du plan, dans 5 à 10 ans, les actuels hôpitaux conserveront leurs activités.

«Nous voulons reconstruire. Les Neuchâtelois ont été traumatisés par le dossier hospitalier. Il faut y aller pas à pas, regagner la confiance, avec des signaux forts», a plaidé le ministre Laurent Kurth. Il a été largement entendu. Et applaudi.

Lire aussi: Neuchâtel ouvre le grand débat des centralisations

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