Suisse

Neuchâtel résiste

Malgré le renoncement à des filières, la petite uni attire davantage d'étudiants.

Tourner la page des «turbulences qui ont eu lieu au cours de ces dernières années». Pour sa première rentrée, Martine Rahier, la nouvelle rectrice de l'Université de Neuchâtel, cherche à apaiser le ton. Après la crise ouverte par l'ancien recteur Alfred Strohmeier, licencié pour avoir dit son opposition au transfert de la microtechnique à l'EPFL, puis un intérim assuré par Jean-Pierre Derendinger, l'équipe rectorale est renouvelée, avec trois femmes et un homme.

Pour cette rentrée, Martine Rahier prône la consolidation des choix opérés par la haute école et le gouvernement cantonal: outre la microtechnique, dont le transfert sera complet en janvier, la petite université a renoncé à une partie de la physique, au profit de Berne, et à la géologie, pour Lausanne. Le détail de cette dernière opération est d'ailleurs présenté ce mardi.

La rectrice a les chiffres pour elle. Selon les projections, l'Université aurait dû déplorer une baisse d'au moins 60 nouveaux inscrits. Elle en gagne au contraire une cinquantaine, soit 1888 débutants. L'académie comptera près de 3800 étudiants cette année. Elle observe un regain d'intérêt du côté des sciences, en particulier la chimie. Et elle fait le plein dans ses nouvelles filières, le journalisme (LT du 12.09.08), la muséologie ainsi que la logopédie. Le master destiné aux futurs conservateurs de musées attire 40 intéressés, dont un quart de l'étranger.

L'institution résiste donc à l'érosion annoncée de ses effectifs. Au niveau du master, elle mise sur ses marchés de niche tels que l'hydrogéologie ou la finance, dans une option bilingue. Martine Rahier souligne que 66% des étudiants de maîtrise viennent d'une autre haute école, ce qui, à ses yeux, valide la stratégie de la petite institution.

Publicité