La population neuchâteloise a dit non au vote à 16 ans à 58,52%. Le taux de participation se monte à 35%. La ville de Neuchâtel est la seule commune à avoir dit oui, mais de justesse (50,85%).

Ce refus pourrait freiner les ardeurs des cantons de Vaud, de Genève, du Valais et de Zurich, où des projets sont en cours pour proposer le droit de vote à 16 ans. Une initiative parlementaire a aussi été déposée fin janvier dans le Jura.

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Craintes d’incohérences

Le PLR et l’UDC étaient opposés à l’abaissement de la majorité civique. Selon eux, le système actuel est cohérent avec une majorité pénale, civile et civique à 18 ans. La droite craignait que cette modification n’introduise un système incohérent. Un jeune aurait eu le droit de voter mais pas de signer un contrat d’apprentissage tout seul.

Le droit de vote à 16 ans était soutenu par la majorité du Grand Conseil, le Conseil d’Etat, les socialistes, les Verts et les Vert’libéraux. Lors du vote au parlement neuchâtelois, le conseiller d’Etat Alain Ribaux avait déclaré que le vote à 16 ans est «un renforcement de la démocratie» et «un véritable laboratoire de la vie civique».

Glaris, l’exception

Après le refus neuchâtelois, Glaris reste le seul en Suisse à offrir le droit de vote à 16 ans. Le canton de Suisse orientale, victime d’exode de ses jeunes, avait choisi en 2007 de donner un signal à sa jeunesse pour l’inciter à y rester.

Dans d’autres pays, une dizaine en Europe dont l’Autriche, le vote dès 16 ans est possible. Dans ce dernier pays, cela a permis d’augmenter la participation.

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