La Suisse vient de recevoir une lettre, comme au bon vieux temps, de la diplomatie. Son signataire, Sergeï Lavrov, puissant ministre russe des Affaires étrangères, est limpide mais pressant: il demande à la Confédération d’annoncer la couleur, et de dire dans quel camp elle se trouve alors que la crise ukrainienne est au bord de se transformer en guerre. Interrogé à ce sujet ce week-end par la Sonntagszeitung, le président Ignazio Cassis minimise l’affaire: «Les lettres font partie des instruments diplomatiques normaux. Lavrov a envoyé la même lettre à différents pays. L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) est donc la plateforme appropriée pour discuter des préoccupations russes.»