Dans la moiteur de l'été new-yorkais, le 1er Août n'est pas la fête de la nostalgie. Certes, lors des journées organisées à Big Apple et dans d'autres villes de la côte Est des Etats-Unis, on allume des lampions, on mange de la salade de pommes de terre et des schublings. Mais voilà quelques années déjà que la langue couramment pratiquée lors de ce genre de réunion est l'anglais. «Il faut dire que ces fêtes sont organisées par des Suisses de la deuxième, voire la troisième génération, explique le consul général de New York Jacques Reverdin. Raison pour laquelle tout est très américanisé.» Quant à lui, il ne sera pas à New York, mais à Philadelphie ce jour-là: les différents membres de la représentation suisse se partagent en effet les manifestations organisées samedi et dimanche dans les villes placées sous la responsabilité du consulat new-yorkais. Au total, quelque 10 000 invitations sont envoyées chaque année et, l'an dernier à New York, ils étaient entre 1500 et 1800 à fêter la Suisse, se souvient le consul général.

Le discours que Jacques Reverdin doit prononcer ce week-end ne donnera pas non plus dans la nostalgie: «J'ai décidé qu'il avait été suffisamment question du passé ces derniers temps. A présent, les relations entre Suisse et Etats-Unis sont bonnes.» Il a donc logiquement choisi le thème… de l'avenir: «Je parlerai de l'intégration européenne, de l'aide au Kosovo et de l'avancée technologique.»

A.W.