Le nombre d’actifs occupés en Suisse a progressé au 3e trimestre de 1,7% en rythme annuel, pour atteindre 4,925 millions de personnes. Le taux de chômage, selon la définition du Bureau international du travail (BIT), a augmenté de 0,1 point à 4,8%.

L’effectif des travailleurs étrangers a progressé plus fortement que celui des actifs occupés de nationalité suisse, précise ce matin l’Office fédéral de la statistique dans un communiqué. Le premier a augmenté de 3,9% à 1,492 million, contre une hausse de 0,7% à 3,432 millions pour le second. Les femmes ont connu une dynamique plus marquée que les hommes, avec une croissance de 1,9%, contre 1,5% pour la main-d’œuvre masculine.

Chômage selon les normes du BIT

Au troisième trimestre, 230’000 personnes étaient au chômage en Suisse, selon la définition du BIT, soit 12’000 de plus qu’un an auparavant. Le taux de chômage dans l’Union européenne (UE) au sens du BIT atteignait lui 9,8% au 3e trimestre 2014, contre 10,5% pour la même période de l’an dernier. Dans la zone euro, il est passé en un an de 11,5% à 11,1%.

Selon la définition du Bureau international du travail, un chômeur est une personne sans emploi, ayant recherché un travail au cours des quatre semaines précédentes et étant disponible pour travailler. Cet indicateur permet d’établir des comparaisons internationales et n’est pas influencé par les révisions de l’assurance chômage.

Pour rappel, selon les chiffres du Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco), le taux de chômage s’est établi à 3,1% en octobre. Le nombre de jeunes entre 15 et 24 ans, au chômage, au sens du BIT, s’est accru au 3e trimestre de 0,6 point à 11%, alors qu’il s’est contracté de 2,1 points dans l’UE à 21,1%. Chez les 25-49 ans, le taux de chômage en Suisse a légèrement baissé de 0,1 point à 4,4%, alors qu’il s’est accru de 0,8 point à 3,4% chez les 50-64 ans.

Chômeurs de longue durée plus touchés

La part des hommes au chômage est restée stable à 4,7%, tandis que celle des femmes a pris 0,3 point à 5%. Alors qu’il a augmenté chez les Suisses de 3,4% à 3,9%, le taux a diminué pour les personnes de nationalité étrangère (de 8,5% à 7,6%). Chez les ressortissants d’Etats tiers, ce coefficient a baissé de 15% à 12,4%, alors qu’il s’est faiblement accru chez ceux de l’UE et de l’AELE (de 5,6% à 5,7%).

Le nombre de chômeurs de longue durée, soit depuis un an ou plus, a progressé, passant de 67’000 à 82’000, pour un taux de 35,8%, contre 30,9% au 3e trimestre 2013. La durée médiane du chômage a aussi grimpé, passant de 198 à 236 jours, note l’OFS.

Au 3e trimestre, le travail à temps partiel a lui aussi augmenté. Il concernait 1,614 million de personnes, soit 82’000 de plus en un an. Parmi celles-ci, 317’000 étaient en sous-emploi, c’est-à-dire qu’elles souhaitaient travailler davantage et étaient disponibles à court terme pour le faire. Le taux de sous-emploi s’élevait à 6,7% au 3e trimestre 2014, contre 6,5% de juillet à septembre 2013.