Le nombre des candidats aux élections fédérales dans le canton de Vaud ne cesse d'augmenter: 175 en 1991, 216 en 1995, plus de 250 cette fois. Lundi à midi, à l'expiration du délai, la Chancellerie cantonale a annoncé le dépôt de 18 bulletins, contenant un total de 257 noms (voir Le Temps de lundi).

De ces 18 listes (16 en 1995), six correspondent à la majorité de centre droit: UDC, Parti libéral, Parti radical, Jeunes radicaux, PDC et PDC «Génération 20-40». Le camp rose-rouge-vert est représenté par sept listes: Parti socialiste liste hommes, Parti socialiste liste femmes, Verts et indépendants, Vertes et indépendantes, POP, Renaissance Suisse Europe, Solidarités. Les cinq listes restantes ont été présentées par l'Union démocratique fédérale (UDF), les Démocrates suisses, l'Unité contre le démantèlement social, qui préconise le rejet des accords bilatéraux, l'Action Droit de regard de l'ancien candidat au Conseil d'Etat Jean-Luc Allemann, ainsi que l'Association Aînés actifs, une nouveauté dans le paysage politique vaudois.

On trouve 101 femmes parmi les 257 candidats prétendant à l'un des dix-sept sièges de la députation vaudoise à la Chambre du peuple, alors que celles-ci étaient 86 sur 216 en 1995. Du point de vue socioprofessionnel, l'enseignement (36 représentants) et le domaine santé-social (28) restent parmi les principaux viviers de candidats. On recense également 18 agriculteurs, 16 avocats et juristes, 16 étudiants et étudiantes, 4 mères de famille. Les chefs d'entreprise ne sont en revanche plus que neuf, alors qu'on en dénombrait le double il y a quatre ans.

Pour le Conseil des Etats, tout le centre droit part uni derrière le libéral sortant Eric Rochat et la radicale Christiane Langenberger. Les forces de gauche partent en ordre dispersé sur 4 listes pour le premier tour. Au total, on compte huit candidats pour la Chambre des cantons, contre sept en 1995.