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epa06955690 (FILE) - United Nations Secretary-General Kofi Annan jokes with reporters at the end of his final press conference at United Nations headquarters in New York, USA, 19 December 2006 (reissued 18 August 2018). According to reports, the…

carnet noir

Nombreux hommages à Kofi Annan, disparu samedi

Plusieurs figures politiques helvétiques saluent le parcours d'un «ami de la Suisse» décédé samedi à Berne. Partout dans le monde, des dirigeants honorent un homme qui «menait vers le bien»

L'ancien secrétaire général de l'ONU et prix Nobel de la paix Kofi Annan, qui résidait à Genève, est mort samedi à 80 ans, après avoir accédé au rang de vedette de la diplomatie mondiale durant ses dix années à la tête des Nations unies.

«C'est avec une immense tristesse que la famille Annan et la Fondation Kofi Annan annoncent que Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations unies et lauréat du Nobel de la paix, est décédé paisiblement samedi 18 août après une courte maladie», a annoncé sa fondation dans un communiqué à Genève. Les hommages ont été nombreux au fil de la journée de samedi.

Lire aussi: Kofi Annan est décédé

Adolf Ogi

L'ancien conseiller fédéral et président de la Confédération Adolf Ogi se dit choqué et affecté par la mort de Kofi Annan. Les deux hommes étaient des amis proches. Il salue un homme «droit et honnête». Ils avaient tissé un véritable lien d'amitié depuis le début des années 2000 et fait plusieurs randonnées dans l'Oberland bernois.

Le secrétaire général de l'époque avait nommé Adolf Ogi conseiller spécial des Nations unies pour le sport au service du développement et de la paix (2001-2007), un poste directement rattaché à Kofi Annan. «C'était un homme exceptionnel de par son humanisme, son charisme et son amabilité. était peut-être même trop droit et honnête pour le poste de secrétaire général de l'ONU», a ajouté le Bernois. «Cela l'affectait vraiment quand les choses ne prenaient pas la bonne direction», a-t-il confié au Blick. Il cite en exemple l'invasion américaine en Irak en 2003: «Cela s'est produit contre la volonté de Kofi Annan. On s'est parlé au téléphone à l'époque, il était désespéré».

Joseph Deiss

L'ancien conseiller fédéral et président de la Confédération Joseph Deiss a réagi avec beaucoup d'émotion au décès de Kofi Annan. Il dit perdre «un ami» qui avait «un faible pour la Suisse». Pour lui, il représentait un «symbole pour la promotion de la paix».

«Nous pleurons une personnalité-clé qui, à des moments cruciaux de la fin du 20e siècle et au début du 21e siècle, a œuvré pour la stabilité du monde et la crédibilité des Nations unies», a déclaré Joseph Deiss, qui a été président de l'Assemblée générale de l'ONU en 2010/2011.

Kofi Annan «avait beaucoup de courage», estime-t-il. Il a souvent réussi à s'imposer face aux grandes puissances, notamment engagées dans des guerres. Il salue un grand défenseur de la légitimité et de la crédibilité de l'ONU sur la scène internationale.

Joseph Deiss souligne aussi que Kofi Annan a été d'un grand soutien lors de l'adhésion de la Suisse à l'ONU en 2002. «Tout en discrétion, il a joué un rôle très important pour rassurer nos citoyens». «Je crois qu'il avait un faible pour la Suisse. C'était un grand ami de notre pays», glisse encore l'ancien conseiller fédéral , qui avait lui-même tissé un lien d'amitié personnel avec lui.

Alain Berset

«Kofi Annan était un visionnaire et un ami de la Suisse». Alain Berset, le président de la Confédération, réagit avec tristesse sur Twitter à la disparition de l'ancien Secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan samedi.

«Au nom de la Suisse, je présente mes condoléances à sa famille et à ses proches, a déclaré le président de la Confédération sur les réseaux sociaux. Kofi Annan a voué sa vie à faire vivre l'idéal des Nations Unies en s'engageant sans relâche pour la paix, les droits de l'homme et le développement.» «La Genève internationale perd aujourd'hui l'un de ses fervents défenseurs», a-t-il encore ajouté.


Des hommages mondiaux

De son Afrique natale à l'Amérique, les grands dirigeants rendaient hommage samedi à Kofi Annan.

L'actuel secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a souligné «une force qui guidait vers le bien».

«Kofi Annan a voué sa vie à faire du monde un endroit plus pacifique», a soutenu l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, louant un diplomate ayant «œuvré inlassablement pour nous unir».

Barack Obama a salué «son intégrité, sa détermination, son optimisme et son sens de notre humanité partagée» et souligné qu'il avait contribué à «motiver et inspirer» la «prochaine génération de leaders».

«Nous n'oublierons jamais son regard calme et résolu, ni la force de ses combats», a dit le président français Emmnuel Macron, alors que son homologue russe Vladimir Poutine a déclaré avoir «sincèrement admiré la sagesse et le courage» du diplomate.

La première ministre britannique Theresa May a rendu hommage à «un grand leader et réformateur de l'ONU» tandis que Amnesty International a salué «un champion de la justice, de la paix et de la dignité».

La chancelière allemande Angela Merkel a, elle, insisté sur la «voix de Kofi Annan» qui «va beaucoup nous manquer à une époque où la recherche en commun de solutions aux problèmes mondiaux est plus urgente que jamais».

Kofi Annan fut le premier secrétaire général issu de l'Afrique sub-saharienne et le Ghana, où il était né, a décrété une semaine de deuil à partir de lundi. «Il a considérablement contribué au renom de notre pays par sa position, par sa conduite et son comportement dans le monde», a déclaré le président ghanéen Nana Akufo-Addo.


Kofi Annan dans certains articles du «Temps»

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