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Non, la Suisse ne «coopère pas directement» avec la NSA

Le Service de renseignement de la Confédération (SRC) a découvert «une bonne poignée» de cas d’espionnage diplomatique en Suisse durant les quatre dernières années, déclare le chef du SRC Markus Seiler mercredi dans la «Neue Zürcher Zeitung». Le plus récent remonte à deux mois

Le SRC a dénombré une «poignée» de cas d’espionnage diplomatique durant les quatre dernières années, a déclaré Markus Seiler dans la NZZ. Le chef du Service de renseignement de la Confédération (SRC) ne précise pas quel pays était concerné. «Lorsque de telles affaires touchent des diplomates, le problème est résolu discrètement. Nous veillons à ce que l’Etat en cause rappelle son agent», explique le chef du SRC.

En outre, Markus Seiler affirme qu’il n’existe pas de coopération directe avec l’Agence nationale américaine de sécurité (NSA), comme l’avait expliqué le Conseil fédéral à la fin de 2012. «Cela est toujours le cas», assure-t-il. Il justifie cette position par des méthodes de travail différentes entre les deux services, notamment avec les «écoutes téléphoniques clandestines».

Des écoutes téléphoniques difficiles

Dans ce domaine, le SRC n’est pas autorisé à agir, même avec la nouvelle loi sur le service de renseignements, soumise au parlement lors de la session d’hiver. Il peut, certes, écouter des conversations téléphoniques, surveiller des ordinateurs et poser des microphones, mais «avant d’en arriver à ce stade, des exigences élevées doivent être respectées, uniques au monde», poursuit Markus Seiler.

Chaque cas doit être validé par un juge et la commission de sécurité du Conseil fédéral. «Nous parlons de dix à douze cas complexes par année», précise le chef du SRC. Contrairement à la NSA, qui cherche dans tout le tas de foin pour trouver l’aiguille, le SRC doit d’abord se faire une idée de l’aiguille avant de pouvoir commencer à la chercher, selon lui.

«Nous avons le record mondial du nombre de contrôles», s’insurge Markus Seiler. En plus des contrôles internes et la surveillance du Département fédéral de la défense (DDPS), le travail du SRC est encore soumis à la délégation des finances du Parlement, au contrôle fédéral des finances et à des autorités de contrôle indépendantes, comme le préposé à la protection des données.

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