Désormais libre, l'ex-ambassadeur Peter Friederich clame son innocence. Dans des interviews accordées ce week-end à plusieurs médias, il décrit ses activités financières comme des affaires «privées» et légales. Il explique dans le SonntagsBlick avoir procédé à des vérifications sur les fonds qu'il gérait. Et il affirme au Matin dimanche que son activité de gestionnaire ne lui prenait pas plus de 5% de son temps.

De ces entretiens, il ressort aussi que S., le «financier» espagnol d'où proviendraient les fonds douteux, nie avoir remis de l'argent à Peter Friederich. Une défense que l'avocat du diplomate, Dominique Warluzel, juge normale de la part d'un présumé trafiquant de drogue… Les défenseurs de Peter Friederich ont aussi demandé la récusation du procureur Claude Nicati, qu'ils accusent d'avoir trahi les intérêts du pays en arrêtant l'ambassadeur.