L'ex-ambassadeur de Suisse au Luxembourg, Peter Friederich, a de nouveau comparu mardi devant le Tribunal pénal fédéral. La peine de 3 ans et demi de prison infligée en juin 2005 pour blanchiment d'argent par métier a été légèrement réduite à la suite d'un arrêt du TF.

Dans cet arrêt du 24 février dernier, le TF avait partiellement admis le recours de la défense concernant trois faux dans les titres. Il demandait au Tribunal pénal fédéral qui siège à Bellinzone de prononcer l'acquittement pour ces délits.

Mon-Repos avait estimé en l'occurrence que les trois faux documents établis à l'intention des banques pour justifier la provenance de fonds qui leur étaient confiés étaient dépourvus de «force probante qualifiée». En revanche, les accusations de blanchiment d'argent par métier, d'abus de confiance répétés et de diminutions d'actifs retenues contre Peter Friederich, 64 ans, ont été confirmées.

Le Tribunal pénal fédéral, présidé par Bernard Bertossa, a tenu compte des conclusions du TF, ainsi que de la détérioration de l'état de santé de l'accusé, atteint d'un cancer à l'intestin. Il a prononcé une nouvelle peine de 3 ans et 3 mois de réclusion, soit trois mois de moins qu'en première instance.

Amende confirmée

La cour a rappelé que les 16 délits commis par l'inculpé étaient passibles de 5 ans de réclusion et n'autorisaient pas une réduction massive de la peine. L'amende de 15000 francs infligée à l'ex-ambassadeur en première instance a été confirmée. La défense a la possibilité de recourir au TF contre ce second jugement. Me Bottge a indiqué qu'il allait examiner cette éventualité.