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Alain Schwald: «La SSR peut survivre en cas de oui à «No Billag».
© WALTER BIERI / Keystone

Votation

Le nouveau plan B des partisans de «No Billag»

Lors d’une conférence de presse convoquée dans l’urgence, les partisans de «No Billag» esquissent le scénario d’une SSR dont le budget annuel serait réduit de 60%

En retard dans les sondages, les partisans de l’initiative «No Billag» tentent de repartir à l’offensive. Ce jeudi, ils ont présenté un deuxième «plan B», qui doit permettre au service public de survivre en cas de oui le 4 mars prochain. Après l’USAM, qui n’a pas vraiment convaincu le 9 janvier dernier, ils ont à leur tour présenté plusieurs scénarios. Selon ceux-ci, la SSR disposerait encore d’un budget de 575 à 900 millions, contre 1,6 milliard aujourd’hui.

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Les initiants ont travaillé dans l’urgence, ce qui n’a pas permis à un représentant romand d’être présent à Zurich. Mais leur discours s’est révélé plus crédible et sincère que celui de la faîtière des PME, dans la mesure où ils n’ont pas caché que leur préférence allait nettement au scénario le plus modeste. La SSR perdrait ainsi plus de 60% de ses recettes actuelles. «Mais un budget de plus de 500 millions, c’est toujours beaucoup pour la Suisse. La SSR resterait le plus grand acteur de la scène audiovisuelle», a insisté Alain Schwald, un jeune PLR et membre du comité d’initiative.

«Les Suisses prêts à s’abonner»

Une fois de plus, les initiants se sont agacés du scénario apocalyptique constamment esquissé par les détracteurs de l’initiative, notamment par le président de la SSR, Jean-Michel Cina, lorsqu’il déclare: «En cas de oui, nous devrons liquider l’entreprise de manière ordonnée.» «Faux!» rétorquent les initiants: «La SSR est la plus grande entreprise médiatique de Suisse. Elle dispose d’un réservoir d’excellents journalistes qui n’a pas son pareil dans ce pays.»

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Alors que le plan de l’USAM était confus, celui présenté par les initiants est plus précis. Il s’appuie sur un sondage Demoscope qui montre que les Suisses n’abandonneraient pas la SSR à son funeste sort. Ainsi, 27% des gens seraient d’accord de payer une somme de 200 francs par an pour le service public, 20% 300 francs, tandis que 17% verseraient même 400 francs. De quoi dégager plus de 200 millions pour un abonnement aux chaînes de la SSR qui seraient câblées sur l’offre des opérateurs Swisscom, Sunrise ou UPC. La publicité rapporterait encore 140 millions pour la TV, 60 millions pour la radio et 30 millions sur le Net.

Service public réduit

«Même sans redevance, la SSR pourrait survivre et ses programmes contribuer au service public», affirment les initiants. Ce «aussi» en dit long sur leur vision concernant la SSR. Ils admettent ainsi implicitement qu’elle devrait commercialiser ses programmes au maximum, de manière à séduire le plus grand public possible. «Tous les deuxièmes programmes culturels de radio seraient supprimés», a admis Alain Schwald.

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Le nouveau plan B des initiants n’apporte rien de nouveau, selon le chef de la communication de la SSR, Edi Estermann. «Les recettes d’un vague système d’abonnement conduisent à une société à deux vitesses: ceux qui peuvent se permettent de payer et les autres», déclare-t-il. Les initiants auront désormais de la peine à renverser la tendance actuelle des sondages.

Dossier
La controverse «No Billag»

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