Le procès en appel de Max Göldi a été ajourné jeudi au 28 janvier, selon son avocat libyen Salah Zahaf. «Le tribunal exige la présence de Max Göldi», a déclaré Me Zahaf, sans autre précision.

Réfugiés à l’ambassade suisse à Tripoli, Max Göldi, chef de la filiale en Libye du groupe d’ingénierie hevético-suédois ABB, et Rachid Hamdani, responsable d’une PME suisse, ont été condamnés par contumace le 30 novembre à 16 mois ferme pour «séjour illégal» dans ce pays.

Initialement prévu le 22 décembre, le procès en appel des deux hommes avait été repoussé une première fois à la demande de la défense. Le procès de M. Hamdani avait été repoussé dimanche au 24 janvier.

Les deux hommes d’affaires suisses sont sous le coup d’autres procès pour «exercice d’activités économiques illégales», qui, début janvier, ont été reportés au week-end prochain.

Les deux Suisses avaient été arrêtés le 19 juillet 2008 en Libye, peu après l’interpellation musclée à Genève d’un fils du numéro un libyen Mouammar Kadhafi, Hannibal, et de son épouse, sur une plainte de deux domestiques accusant leur employeur de mauvais traitements.

Ils avaient été remis en liberté le 28 juillet 2008 et résident depuis à l’ambassade de Suisse avec interdiction de quitter le territoire libyen. Mi-septembre 2009, alors qu’ils devaient subir des tests médicaux, les deux hommes avaient été conduits dans un lieu tenu secret par Tripoli -opération qualifiée de «kidnapping» par Berne--, avant d’être remis le 9 novembre à leur ambassade.