élections fédérales

Le nouveau visage de Fribourg

OPINION. Un premier élu écologiste et une majorité de femmes, la députation cantonale au Conseil national illustre un canton qui s’urbanise et s’ouvre toujours davantage

Le statu quo était promis à Fribourg. Aucun changement majeur n’était censé survenir dans ce canton, qui devait, selon de nombreux observateurs, demeurer en marge de la vague verte. Grave erreur. Le succès des différentes manifestations pour le climat à Fribourg aurait dû leur mettre la puce à l’oreille. Au final, les Verts fribourgeois ont littéralement dynamité l’élection au Conseil national. Et, tour à tour, durant cette journée de dimanche, socialistes, PDC et UDC ont craint d’en faire les frais. C’est finalement l’agrarien Jean-François Rime, dinosaure du parlement, qui va rester sur le carreau.

Retrouvez notre suivi de sélections en continu

Les écologistes ont déjoué les pronostics

Les Verts fribourgeois ont ainsi défié tous les pronostics, décrochant le premier siège de leur histoire. Le nouvel élu: Gerhard Andrey, 43 ans, cofondateur d’une société active dans le développement de solutions internet et qui n’a aucun autre mandat politique. Ce succès permet du même coup à la gauche fribourgeoise de récupérer son troisième siège perdu il y a 4 ans.

Ce n’est pas tout: pour la première fois, Fribourg sera représenté par une majorité de femmes (quatre sur sept) au Conseil national. C’est plus qu’un détail, la preuve que le canton n’en finit plus de s’ouvrir et de se «rurbaniser», selon l’observation du géographe et écologiste fribourgeois Laurent Bronchi. Un néologisme qui décrit la diffusion des modes de vie urbains dans les campagnes. Avec sa croissance démographique, le canton pourrait gagner un 8e siège lors des prochaines élections de 2023. L’image de Fribourg en sera encore davantage changée.

Lire aussi: Jean-François Rime: «C’est la fin de ma carrière politique»

Publicité