Le Ministère public bâlois a ouvert une enquête pour blanchiment d'argent dans le cadre de l'affaire Bellasi. L'homme qui se trouve dans le collimateur de cette enquête aurait encaissé 150 000 francs de Dino Bellasi mais il conteste en avoir connu l'origine délictueuse. Des procédures sont également en cours à Berne et à Zurich. C'est ce qu'a révélé dimanche la SonntagsZeitung.

De son côté, le SonntagsBlick est revenu sur l'enquête actuellement menée contre l'ancien comptable par la juge d'instruction fédérale Monique Saudan. Le quotidien zurichois affirme notamment dans ce contexte que Jean-Pierre Roth, vice-président de la Banque nationale, a travaillé pour les Services secrets jusqu'en 1996. Jean-Pierre Roth a confirmé être aujourd'hui officier de renseignements, tout en refusant de donner des détails à ce sujet. «Ce que je fais à l'armée est secret, a-t-il précisé, et je n'ai rien

à faire avec les versements à Bellasi.»

En décembre, les procédures militaire et civile à l'encontre de Dino Bellasi ont été rassemblées pour n'en former plus qu'une, qui sera transmise à un tribunal civil. Dino Bellasi est accusé d'escroquerie, abus de confiance, faux en écriture, diffamation, blanchiment d'argent, fausses accusations et usurpation de fonction. Devant un tribunal militaire, il aurait seulement dû répondre de non-respect des prescriptions de service. LT/ATS