Aucune nouvelle loi ne devrait encadrer plus strictement l’assistance au suicide en Suisse. Le Conseil fédéral y avait renoncé, le Conseil des Etats a refusé, ce matin, de légiférer. Il a enterré deux initiatives d’Argovie et de Bâle-Campagne. Les textes, qui doivent encore être débattus au National, s’en prennent au commerce de la mort. «Le droit actuel est suffisant, tonne Verena Diener (PVL/ZH). L’euthanasie active est punissable. L’aide indirecte ou passive au suicide, au travers de la remise de médicaments par exemple, est admissible à certaines conditions. Il convient que chacun puisse décider soi-même ce qu’est une fin de vie digne.»