Les derniers mois de son mandat s’annoncent compliqués. Prévenu dans l’affaire des notes de frais, le conseiller administratif en ville de Genève Rémy Pagani, non candidat à sa propre réélection, a appris mercredi l’ouverture d’une enquête disciplinaire à son encontre. Autorité de surveillance des communes, le Conseil d’Etat s’intéresse aux circonstances de la création de la Fondation «Genève – Cité de refuge» et à la gestion du chantier de rénovation du Grand Théâtre, finalisé en février 2019 après trois ans de travaux. La procédure concerne «plusieurs possibles violations des devoirs de fonction de l'élu». Alors que les élections municipales approchent et que le mandat des magistrats actuels prend fin le 31 mai, le timing de cette annonce interpelle.

La Fondation «Genève – Cité de refuge» avait déjà créé la polémique en mars 2019 lorsque la Tribune de Genève avait relevé les circonstances troubles de sa création. Accusé d’avoir créé cet organe destiné à l’aide aux migrants sans l’aval du Conseil municipal et d’y avoir alloué 50 000 francs, en guise de «caution», le magistrat avait ensuite bénéficié de l’aide de l’ancien banquier privé genevois Guy Demole pour éponger sa créance. Aux yeux de l’élu, cette affaire n’était qu’un «pétard mouillé».