Genève

Nouvelle valse de cadres dans le pénitentiaire genevois

Directrice du centre de détention de Favra, Marie von Aarburg a souhaité être déchargée de sa fonction. C’est Marie-Christine Granouillet Collignon qui la remplace. La directrice de l’établissement de Villars, Christyl Vasserot, a choisi, elle, de démissionner

Nouveaux mouvements dans les hautes sphères du pénitentiaire genevois. Quatre mois après la nomination d'un ancien policier à la tête de la prison de la Brenaz pour remplacer une directrice partie en burn-out, la valse des responsables se poursuit, cette fois dans les établissements de Favra et de Villars, où les deux directrices quittent leur poste.

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A la tête du centre de détention administrative de Favra depuis six ans, Marie von Aarburg a manifesté cet été le souhait d'«être déchargée de sa fonction» indique sobrement le Département de la sécurité dans un communiqué. Elle a ainsi été retenue pour le poste de directrice adjointe et cède les rênes de l'établissement à Marie-Christine Granouillet Collignon. Agée de 57 ans, cette dernière entre en fonction dès aujourd'hui. Elle occupait jusqu'ici le poste de directrice adjointe de l'établissement de détention ouvert du Vallon, dont elle avait assuré la direction ad interim pendant une année. 

Mouvements en série

Directrice de l'établissement de Villars, Christyl Vasserot a, elle, simplement choisi de démissionner. Ou, plus officiellement formulé, de «saisir une opportunité davantage en adéquation avec son parcours», poursuit le département.

Ces deux départs et la nomination de Marie-Christine Granouillet Collignon interviennent sur fond de fébrilité dans le secteur pénitentiaire genevois. Ils font suite à des mouvements en série à la tête des établissements du canton – à l'exception de Champ-Dollon – en l'espace d'une année. Dans un audit publié à la mi-septembre, la Cour des comptes a d'ailleurs épinglé l'Office cantonal de la détention pour des carences dans la gestion des ressources humaines et dans la communication interne.

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La Cour des comptes avait par exemple constaté «un malaise important et une situation de souffrance d’une partie du personnel d’encadrement», avec pour conséquence «des relations professionnelles très tendues».

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