Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann aurait présenté deux variantes possibles pour sauver la participation suisse au programme Erasmus, révèle la «Basler Zeitung» de ce jeudi, en vertu d’un document que le quotidien affirme détenir. La première prévoyait un doublement du montant de la contribution suisse et la deuxième l’arrêt de la participation suisse et un retour à «une participation indirecte», selon le modèle discuté après le 9 février.

Les problèmes majeurs liés à Erasmus existaient avant la votation, mais ils n’ont été évoqués en détail ni par le Conseil fédéral ni par l’Union européenne (UE). Selon le document que le quotidien bâlois déclare détenir, les quatre séances durant lesquelles les négociations ont été menées entre la Confédération et l’UE (6 et 17 décembre 2013 ainsi les 10 et 21 janvier 2014) n’avaient abouti à rien. Auparavant, la Suisse avait essayé durant deux ans, sans succès, de renouveler la participation suisse à Erasmus.

La décision européenne sur la participation suisse n’est parvenue que le 11 décembre, selon le journal. La signature devait intervenir le 7 février. Le temps manquait. Or l’UE aurait demandé non plus 185 millions de francs, mais le double du montant accordé par le parlement suisse, à la plus grande surprise du Conseil fédéral. Le Conseil fédéral aurait alors discuté d’une variante A qui permette de gagner du temps, dans la mesure où il autorisait le financement nécessaire jusqu’en 2016 et, en cas de refus du parlement par exemple, il conduisait à la reprise de négociations pour la période ultérieure.

La deuxième variante prévoyait l’arrêt des négociations avec l’UE, et une discussion sur le financement possible d’une participation à une offre réduite. Selon le journal, le Conseil fédéral n’aurait accepté aucune des deux variantes.