L’interdiction pour les magasins de vendre de l’alcool entre 22h00 et 6h00 divise. La commission de l’économie du Conseil des Etats ne se rallie à cette proposition du Conseil fédéral que par 6 voix contre 5. Et elle refuse de prohiber les «happy hours».

La Chambre des cantons tranchera le 20 mars. Le régime de nuit sera au coeur des discussion. La courte majorité de la commission préparatoire est d’accord d’interdire au commerce de détail la vente de nuit de toutes les boissons alcooliques. Elle y voit un moyen de limiter fortement la possibilité pour les jeunes de se procurer de l’alcool, ont indiqué vendredi les services du Parlement.

La minorité dénonce une contrainte excessive pour l’ensemble de la population. Et selon elle, rien n’empêchera les jeunes d’aller faire leur emplettes avant 22h00 et de se soûler durant la nuit.

La commission refuse d’empêcher les cafés et restaurants de pratiquer des offres d’appels pour les boissons alcoolisées, tels que les «happy hours». L’idée d’en rester à l’actuelle interdiction totale pour les spiritueux est rejetée par 7 voix contre 3. Celle de mettre un veto la nuit pour le vin, le cidre et la bière est repoussée par 6 voix contre 4. La majorité juge ces dispositions trop difficiles à mettre en oeuvre.

La commission ne veut pas aller plus loin que le Conseil fédéral en matière de prix. Par 8 voix contre 3, elle a rejeté une proposition réclamant un prix minimal pour les boissons alcooliques. Une réglementation en ce sens irait à l’encontre du principe de la liberté commerciale, estime la majorité. La minorité plaidera la protection de la jeunesse.

Le Conseil fédéral a renoncé à exiger un prix de vente minimal au profit d’un article dit du «sirop». Bars et restaurants devraient proposer au moins trois boissons sans alcool moins chères que la boisson alcoolisée meilleur marché, et la commission n’y trouve rien à redire.