Le numéro deux de la police genevoise, suspendu provisoirement par le Conseil d’Etat, ne démissionnera pas. Christian Cudré-Mauroux l’a fait savoir ce mardi matin par l’entremise de son avocat Me Mangué. Le chef des opérations avait été épinglé par un rapport commandé à l’ancien juge Louis Peila par le département de la Sécurité et de l’Economie de Pierre Maudet. Lui était reproché d’avoir «failli à ses devoirs» avant la manifestation sauvage du 19 décembre – lors de laquelle des participants ont endommagé notamment la façade du Grand Théâtre – en ne prêtant pas une attention suffisante aux renseignements inquiétants en sa possession.

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La révocation du numéro deux de la police est envisagée

«Sommé de choisir entre la retraite et une dégradation […], le chef des opérations de la police genevoise, Christian Cudré-Mauroux, continue de contester l’ensemble des griefs qui lui sont adressés, fait savoir son avocat. Il se battra par tous les moyens à sa disposition pour que la lumière soit faite dans ce dossier et que justice lui soit enfin rendue à travers sa réhabilitation pleine et entière.»

L’ultimatum lancé par le gouvernement genevois à l’encontre du policier n’a pas été du goût des membres de la Commission de contrôle de gestion du Grand Conseil. Les députés, chargés d’enquêter sur cette affaire et de rendre leurs conclusions le 12 septembre prochain, estiment que le conseiller d’Etat Pierre Maudet cherche à tout prix à se déresponsabiliser des événements du 19 décembre en accusant Christian Cudré-Mauroux.