Le PLR Olivier Français et la Verte Adèle Thorens Goumaz ont remporté le deuxième tour de l'élection au Conseil des Etats dans le canton de Vaud. Ada Marra n'est pas parvenue à conserver le siège du parti socialiste.

La droite a visiblement su se mobiliser: le sénateur sortant libéral-radical obtient 53,78% des votes. En deuxième position, la Verte Adèle Thorens Goumaz (51,71%) distancie la socialiste Ada Marra (47,45%). Le taux de participation atteint 37,6%.

A l'issue du premier tour, l'ancien municipal lausannois Olivier Français était arrivé en troisième position, bien derrière le ticket de gauche composé d'Adèle Thorens Goumaz et d'Ada Marra. Une configuration similaire à celle de 2015 quand le libéral-radical était parvenu à ravir le siège de l'écologiste Luc Recordon.

L'écart à combler cette année était toutefois plus important: le PLR a terminé à près de 19'000 voix d'Ada Marra, alors que son retard s'élevait à environ 14'000 suffrages au premier tour en 2015.

Lors de la dernière législature, le canton de Vaud était représenté aux Etats par un ticket gauche-droite, la socialiste Géraldine Savary et le PLR Olivier Français. Le PS vaudois disparaît donc de la Chambre des cantons.

Olivier Français en solitaire

Le premier tour a été marqué par le fort score du duo féminin de gauche, Adèle Thorens dominant avec 72 416 suffrages, suivie de près par Ada Marra, 71 997. Le PLR Olivier Français avait pour sa part capté 53 049 bulletins.

Pour ce second tour, l’alchimie vaudoise s’est révélée complexe. A droite, le PLR a fait bloc en demandant à ses troupes de ne pas ajouter de nom à celui d'Olivier Français. L’UDC a officiellement accordé son soutien à Olivier Français. Mais les rapports exécrables entre les agrariens et les libéraux-radicaux n’ont garanti qu’un nombre limité de voix au postulant PLR. En même temps, la droite dure conspue Ada Marra, jugée d’extrême gauche, ce qui a pu conduire à des bulletins de vote stratégique, Thorens-Français, de la part d’électeurs de droite.

Lors du premier tour: Dans le canton de Vaud, le ticket de gauche à l’épreuve d’une droite unie

Globalement, la gauche a presque fait le plein des voix au premier tour et n’avait qu’a rempiler. Le retour d’un sénateur de droite aux Etats dépendait de la mobilisation du camp bourgeois, en particulier dans les bourgs et les petites villes. La participation a constitué un indicateur : faible, elle profitait au duo de gauche; forte, elle pouvait provoquer un suspense.


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