«Il reste deux candidats et trois options. En présenter un seul, les deux, ou aucun.» Mercredi, en entendant cette réponse d’Andrea Caroni, le président de la Commission judiciaire chargée de proposer le successeur de Michael Lauber à l’Assemblée fédérale, on pouvait penser que le dernier scénario relevait de la précaution oratoire. Il faut croire que non. Deux jours plus tard, la radio alémanique SRF révélait qu’une minorité de cet aréopage souhaitait déjà – avec des motivations diverses – interrompre le processus et remettre le poste au concours. Et ce, malgré l’intérêt manifesté par le procureur général Olivier Jornot, et sans aucune certitude qu’un autre prétendant solide tombe du ciel avec retard. Le magistrat genevois n’a pas dit son dernier mot, mais le contexte s’avère compliqué. Comment en est-on arrivé là?

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