Le municipal Vert de Nyon candidat à sa succession en mars 2011 n’hésite pas à citer André Comte-Sponville. Le philosophe français se mêle aux projets urbains de la plateforme de gauche qui brigue une nouvelle majorité à l’exécutif de la ville de la Côte. Olivier Mayor aime sait se balancer sur le fil du sublime et du trivial. L’un ne va pas sans l’autre. Il a été danseur dans une première vie. Le quotidien se nourrit de l’existentiel et vice-versa.

Directeur du social, des sports et de la culture, l’autre « artiste » de la Municipalité à côté du divin Daniel Rossellat, incarne à merveille la figure d’homme « glocal ». Le fondateur d’une société organisatrice d’événement ne s’interdit pas de penser les grands systèmes. Mais cette réflexion doit se traduire en action sur le terrain afin de changer le monde. Il y a quelque chose de marxien chez ce écologiste de 45 ans élu en 2006. Un goût de la praxis habite son âme politique.

Olivier Mayor se sent à l’aise dans ses habits de magistrat. Fier de son bilan. Il est intarissable quand il s’agit de raconter son travail qu’il abat en milicien professionnel dans une langue posée, précise, sonore. Au Grand conseil depuis une législature, il intervient avec flegme, britannique. Il insiste toujours sur la chair humaine des affaires politique. Et juge que le « comment » plus que le « quoi » fait désormais la différence.