Chaque semaine de l’été, «Le Temps» part hors des sentiers battus, à la rencontre de personnages très isolés dans leur microcosme idéal.

Episodes précédents:

Ce n’est pas le bout du monde. En une heure, on rejoint l’aéroport de Genève, Neuchâtel ou Lausanne. Et pourtant ça y ressemble. Olivier et Vincent, 54 et 55 ans, nous prouvent que l’on peut vivre en partie isolé même dans le troisième canton le plus peuplé de Suisse. La petite commune de Vaulion (moins de 500 habitants) est à la périphérie du canton de Vaud, et nos hôtes y habitent une «maison foraine» à 5 kilomètres. «On nous appelle les Peaux-Rouges, c’est comme cela qu’on nomme les gens vivant en lisière de l’agglomération», s’amuse Vincent.

Nous sommes à la frontière naturelle de deux Europes, les gorges du Nozon descendent jusqu’à la Méditerranée alors que celles de l’Orbe iront se jeter dans la mer du Nord. En chemin, la traversée de la forêt de Moiry présente des allures méridionales et toutes sortes d’espèces thermophiles composent une canopée clairsemée filtrant la lumière sur la chaussée. Sur le bord de la route, leur boîte aux lettres indique que nous n’irons pas plus loin en voiture, il faudra continuer à pied.