Il est l’heure des comptes. De se demander, le jour où les élèves du secondaire II sont à leur tour de retour à l’école – même si le présentiel n’est pas imposé à tous –, si l’enseignement à distance a permis de sauver les meubles ou s’il a sombré dans le fiasco au temps du coronavirus. Les écoles, pas préparées à pareil scénario, ont dû réagir dans l’urgence, laissant aux professeurs eux-mêmes le soin de laisser libre cours à leur inventivité et de démontrer leur engagement.

Ce qu’a pu vérifier cet élève de première année d’un collège genevois: «Les professeurs qui, en présentiel, étaient carrés, consciencieux, avec la volonté de transmettre, sont restés bons à distance. Avec ceux-là, j’ai progressé durant le confinement. En revanche, ceux qui donnaient déjà leurs cours sans passion, avec les mêmes feuilles depuis vingt ans, ceux-là ont contribué à pénaliser les élèves. Car sans évaluation à la clé, la motivation d’apprendre est nulle.» Malgré cela, ce jeune se montre plutôt satisfait de l’enseignement à distance: «J’ai gagné du temps, puisque le rythme en classe dépend en général du niveau des élèves plus faibles.»