Freysinger, icône identitaire à Paris

Flyers Manifestation contre l’immigration

Oskar Freysinger était l’un des invités vedettes de la manifestation contre l’immigration organisée dimanche après-midi à Paris par Riposte laïque, Résistance républicaine et le Bloc identitaire. Une centaine de personnes ont défilé en scandant «On est chez nous!», selon l’ATS.

Le visage d’Oskar Freysinger figurait sur les tracts appelant à manifester. Ils l’annonçaient comme orateur et, sur le site de Riposte laïque, on pouvait notamment lire que le conseiller d’Etat valaisan avait envoyé «un message de soutien à la manifestation».

Mais quelques jours avant l’événement, Oskar Freysinger a déclaré à plusieurs médias romands qu’il ne pourrait pas se rendre à cette manifestation parce qu’il était retenu en Valais pour une manifestation sportive. «J’ai rédigé une page A4 de propos sur la démocratie directe et la problématique de la libre circulation», a-t-il déclaré à L’Hebdo. Ce discours aurait dû être lu par Bernard Migy, un député UDC en Valais. Joint dimanche soir, ce dernier avait «malheureusement été retenu pour des raisons personnelles».

«Je prends clairement mes distances avec le Bloc»

Dimanche, Oskar Freysinger ne savait pas ce qu’il était advenu de sa prise de position. Il a expliqué au Temps l’avoir rédigée en tant que conseiller national et personnalité publique, et non en tant que ministre. «Sur tous les sujets qui ne concernent pas directement le gouvernement valaisan, chaque membre du collège est libre de ses positions», explique-t-il. Il n’y voit pas davantage un problème d’image. «Les tracts du Bloc identitaire ont été faits à mon insu, sans autorisation et alors que je n’avais jamais eu aucun contact avec eux. Je prends clairement mes distances avec cette formation.» Mais pas avec Riposte laïque, qu’il décrit comme une organisation de gauche, critique envers l’islam. Il ne portera pourtant pas plainte contre le Bloc identitaire, faute de temps.

Au cours de cette manifestation, plusieurs orateurs étaient prévus. Notamment Renaud Camus, écrivain actuellement en procès en France pour incitation à la haine raciale suite à un discours prononcé en 2010 pendant les «Assises sur l’islamisation» auxquelles participait aussi Oskar Freysinger. L’un de ses ouvrages, Le Communisme du XXIe siècle, est publié aux Editions Xenia. Une maison qui appartient à Slobodan Despot, actuel chargé de communication d’Oskar Freysinger. «Je ne connais pas personnellement Renaud Camus mais en entendant ce qui lui arrive je me demande où va la France de Voltaire», répond-il.