Les autorités libyennes ont informé mercredi les autorités suisses par le biais d’une note diplomatique de la détention des deux hommes d’affaires suisses dans un lieu «sûr». Elles ont justifié cette mesure en déclarant craindre que la Suisse n’intervienne avec des moyens militaires pour libérer ses deux ressortissants, jusqu’alors assignés à résidence dans l’ambassade suisse de Tripoli, a indiqué le Département fédéral des affaires étrangères dans une prise de position à l’ATS.

«C’est inacceptable», ont déclaré les services de Micheline Calmy-Rey. Ils ont indiqué qu’une délégation suisse allait rapidement se réunir avec une délégation libyenne. «La libération des deux Suisses reste la priorité dans les négociations» avec la Libye et «la condition d’une normalisation des relations entre Berne et Tripoli», selon le DFAE.

Mercredi soir, le président de la Confédération avait rencontré le leader libyen Mouammar Kadhafi à New York, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Au cours d’un entretien de plus de quarante minutes, Hans-Rudolf Merz avait insisté pour que les deux hommes d’affaires suisses soient libérés au plus vite.

Lors d’une conférence de presse jeudi, le président de la Confédération avait indiqué avoir été informé par le leader libyen que les deux Suisses avaient été déplacés par les autorités libyennes dans un «lieu sûr».