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Doris Leuthard s'engage pour faire accepter sa réforme le 21 mai. (Keystone)

Sondage

Le oui à la réforme de l’énergie faiblit, mais reste en tête

La deuxième enquête de l'institut gfs.bern réalisée pour la SSR montre une progression du non. L'acceptation du projet passe de 61% à 56%. Le oui reste très fort en Suisse romande

Le doute s’installe dans la campagne en vue du scrutin du 21 mai sur la Stratégie énergétique 2050 (SE 2050). Le deuxième sondage réalisé par l’institut gfs.bern pour le compte de la SSR montre que le oui, qui reste majoritaire, recule alors que le non gagne du terrain. En d’autres termes, les arguments favorables à la réforme continuent de convaincre la majorité des personnes sondées alors que ceux des opposants sèment le trouble.

Lors du premier sondage: Bon départ pour la transition énergétique

En Suisse romande, 74% de oui

Réalisée entre le 25 avril et le 3 mai auprès de 1400 personnes, cette seconde prise de température fixe le oui à 56% et le non à 37% pour 7% d’indécis. La marge d’erreur est de 2,7%.

La première enquête d’opinion, réalisée à fin mars, plaçait le oui à 61% et le non à 30%. gfs.bern considère que l’acceptation de la réforme reste le scénario le plus probable, mais ne peut pas exclure son échec. Quelle que soit l’issue, le oui a de très bonnes chances de rester devant en Suisse romande: le deuxième sondage le hisse à 74%, soit 6 points de plus qu’au tout début de la campagne. Ce n’est pas surprenant dans la mesure où la Suisse francophone avait soutenu l’initiative populaire «Sortir du nucléaire» en novembre dernier, contrairement au reste du pays.


A propos de l’enjeu énergétique


Outre-Sarine, l’opposition gagne du terrain. Le oui n’est plus qu’à 49% alors qu’il était à 57% dans la première enquête. C’est aussi dans cette partie du pays que la campagne des adversaires est la plus massive. Sur les terres italophones, le soutien à la nouvelle politique énergétique reste majoritaire, à 54%. Mais il recule encore fortement, puisqu’il était précédemment à 68%.

La gauche en bloc

A l’exception du PLR, les partis restent stables. Les électeurs proches des Verts et du PS continuent de soutenir le projet, à hauteur de 96% pour les premiers (83% en mars) et de 86% pour les seconds (87%). Cela laisse penser que l’apparition dans la campagne d’un comité environnemental surtout opposé aux éoliennes n’a guère influencé l’électorat du camp rose-vert jusqu’à maintenant.

Le PLR est le plus divisé

Le PDC, parti de Doris Leuthard, reste lui aussi favorable à 83% (72% en mars) au remplacement du nucléaire par des ressources renouvelables subventionnées et au soutien de l’hydroélectricité. Pas de surprise du côté de l’UDC, qui pilote la campagne référendaire: le non a progressé en cinq semaines, passant de 54% à 70%. Divisé depuis le départ, le PLR continue de se ranger derrière le projet de Doris Leuthard, mais le oui a régressé de 60% à 53%.

Les arguments

Les principaux arguments en faveur du oui sont la création d’emplois dans le domaine des nouvelles ressources énergétiques locales, qui remplaceraient avantageusement l’électricité produite par les centrales nucléaires et les usines à charbon situées à l’étranger.

Les opposants sèment le doute en invoquant la bureaucratie, les réglementations, les prescriptions et les coûts supplémentaires occasionnés par la nouvelle législation sur l’énergie. Le non progresse surtout parmi les personnes sceptiques envers le gouvernement et Doris Leuthard, disposant d’un niveau d’éducation et d’un revenu moyens.


Une opinion: Thomas Vellacott, du WWF: «Avec la Stratégie énergétique 2050, nous ne sacrifions pas la nature»

L’opposition de Pascal Couchepin: «Je dis non au subventionnement généralisé»

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