Un accord fiscal avec la Suisse sur le modèle de ceux signés par Berne avec d’autres pays européens doit avoir comme pré-condition «le respect des traités» sur les frontaliers et la double imposition. L’Italie accuse le Tessin en particulier d’avoir «suspendu unilatéralement» ces traités. C’est ce qu’a déclaré lundi soir le premier ministre italien Mario Monti, relève l’ATS, qui se base sur l’agence italienne ansa.

La Suisse, a expliqué Mario Monti «demande la reprise des négociations avec Rome pour modifier l’accord bilatéral contre la double imposition» dans le cadre de discussions pour un accord similaire «à ceux conclus avec l’Allemagne et la Grande-Bretagne».

«L’éventuelle reprise des négociations avec la Suisse concernant la double imposition a comme pré-condition indérogeable le respect des accords déjà en vigueur et le rétablissement des conditions de légalité dans les rapports internationaux», a souligné le président du Conseil, ajoutant: «S’il y a des signaux positifs sur ce front, et il pourrait y en avoir, nous considérerons l’entier de la matière».

Mario Monti semble avoir ainsi changé d’avis après que la plupart des partis politiques italiens - Peuple de la liberté, Parti démocratique, Italie des valeurs et Ligue du Nord - ont exhorté en fin de semaine dernière le gouvernement à négocier avec la Suisse, rappelle encore l’ATS.