Transports

La page Facebook des CFF, nouvelle tribune pour usagers mécontents

Ce mardi encore, suppressions et retards des trains ont déclenché la colère des internautes sur Twitter, mais aussi sur la page Facebook officielle des CFF, lancée cet été. Un défi pour la régie fédérale, dont une maladresse a jeté de l’huile sur le feu

«Pathétique», «lamentable», «unverschämt teuer» (scandaleusement cher), «Ihr übertribeds» (vous exagérez): ce mardi encore, retards et suppression de trains, conjugués au nouvel horaire et à la hausse des prix, ont déclenché la colère des internautes sur la page Facebook multilingue des CFF. Lancée en juillet 2012, celle-ci s’offre pour la première fois comme tribune aux usagers mécontents de l’horaire 2013, entré en vigueur dimanche 9 décembre dernier.

Dix personnes «assurent une permanence de 6h à 22h» en français, allemand, italien et anglais sur les réseaux sociaux, d’après un tweet de Frédéric Revaz, porte-parole des CFF, en réponse à un journaliste. Mais ce mardi matin, l’équipe ne s’attendait pas à jeter de l’huile sur le feu en lançant un appel aux contributions – «vos photos de trains et de gares à l’heure de Noël» – sans mentionner les suppressions et retards de trains du jour. «On a le droit de mettre des photos avec les panneaux qui affichent les retards et les suppressions de train?» a immédiatement commenté une internaute, donnant le ton de la discussion.

Sur Twitter, les usagers ont raconté leurs mésaventures avec le hashtag (mot-clé) #CFF ou #SBB. «Les Romands plus proches, dès le 9 décembre: ah bah oui, on est tous debout», a par exemple ironisé Matthieu, tandis que Maryleen tweete des images d’annonces de suppressions et de retards depuis l’entrée en vigueur du nouvel horaire dimanche. Commentant le détournement de l’appel aux contributions de la page Facebook des CFF, un autre utilisateur de la plate-forme de microblogging a comparé leur mur au «mur des lamentations».

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