Le président pakistanais et son épouse, l’ex-premier ministre assassinée Benazir Bhutto, avaient été condamnés en 2003 par voie d’ordonnance à six mois de prison avec sursis pour participation à blanchiment d’argent. Estimant que les faits n’étaient pas établis, ils avaient fait opposition et le dossier était reparti au Ministère public.

Le procureur général de Genève Daniel Zappelli avait classé en août 2008 la procédure concernant M. Zardari, après que celui-ci eut bénéficié d’une amnistie dans son pays. Il avait également fondé sa décision sur le fait que l’instruction menée en Suisse n’avait pas permis de déterminer que M. Zardari avait touché des pots-de-vin lors d’attribution de contrats de surveillance au Pakistan.