Comme l’UE, la Suisse vise la neutralité climatique d’ici à 2050. Cela signifie qu’elle devra remplacer les énergies fossiles d’ici là, et elle souhaite fermer ses centrales nucléaires dans le même délai. «Nous avons trente ans devant nous pour que notre pays devienne neutre sur le plan climatique. Trente ans suffisent pour mettre en œuvre des changements d’une telle ampleur. Trente ans, c’est le temps qu’il a fallu pour que l’énergie hydraulique s’impose», résume la présidente de la Confédération, Simonetta Sommaruga.

La ministre de l’Energie, qui exerce cette fonction depuis un an, s’est exprimée jeudi pour la première fois devant le Congrès suisse de l’électricité. Son message était très attendu par une branche perplexe face à l’avenir. Perplexe, parce que le remplacement du nucléaire par des installations de production de courant renouvelable nécessite une volonté politique et une acceptation populaire qui ne vont pas de soi. Perplexe, parce que le projet de traité bilatéral sur l’électricité est bloqué par l’absence d’accord-cadre entre Berne et Bruxelles.