La page kazakhe est tournée pour Christa Markwalder, élue lundi par 159 voix à la présidence du Conseil national lors de la journée d’inauguration de la 50e législature. La députée libérale-radicale bernoise, qui, en 2013, avait déposé une intervention parlementaire rédigée par une agence de relations publiques mandatée par le gouvernement du Kazakhstan, n’a pas eu à subir les conséquences de son imprudence. Le Conseil national l’a élue avec 159 voix sur 200 à sa présidence. C’est un score moyen, plus modeste que les 175 voix obtenues l’an dernier par son prédécesseur, Stéphane Rossini.

Connue pour son engagement en faveur d’une adhésion de la Suisse à l’UE et ses années de présidence du Nouveau Mouvement européen suisse (Nomes), la conseillère nationale n’aura pas été complètement boudée par la droite de l’UDC.

Auparavant, dans son discours d’ouverture, la plus jeune parlementaire, la Genevoise Lisa Mazzone (Verts), a rappelé que «s’engager pour le climat permet autant d’avoir un impact global que de préserver et améliorer le quotidien de chacun… Cet engagement est aussi une occasion de retrouver le sens de la collectivité basé sur le partage, l’entraide et les liens qui rattachent les individus. Nos décisions auront des répercussions mondiales, de la même manière que, symétriquement, les changements mondiaux auront des effets sur notre pays. L’action politique ne fonctionne pas en vase clos.»

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Le Neuchâtelois Raphaël Comte présidera de son côté le Conseil des Etats.