Après deux exercices positifs en 1999 et 2000, les finances jurassiennes replongent dans le rouge. Le parlement a ratifié le budget 2002 avec un déficit de 6 millions, soit 1% du total des charges. «Sentiment mitigé» et «budget de l'incertitude» résument les appréciations des élus, qui ont rejeté la nouvelle répartition de l'impôt des frontaliers. Les 10 millions encaissés par le Jura vont à raison de 90% aux communes et 10% au canton. Le gouvernement souhaitait garder 20%, estimant le ratio plus équitable. Il a cédé devant le tollé.

Le Jura constate, impuissant, que l'accroissement de son indice de capacité financière et la relégation de Berne dans le club des cantons financièrement faibles génèrent un «manque à gagner» de 11 millions. L'évolution des coûts hospitaliers provoque une autre forme de fragilité. «Je crains qu'on amorce une nouvelle période délicate pour nos finances», relève le député PDC Charles Juillard.