La 49e législature a débuté lundi après-midi. Le socialiste Saint-gallois Paul Rechsteiner, plus ancien membre du Conseil national, et son camarade de parti valaisan Mathias Reynard, plus jeune élu de cette Chambre, ont prononcé les discours d’ouverture.

Dans son intervention, Paul Rechsteiner s’en est principalement pris au système financier. Ce dernier «doit être utile à la population et pas l’inverse», a déclaré le conseiller national, également président de l’Union syndicale suisse (USS).

L’évolution du secteur financier est en partie responsable de la grande crise que traverse l’Europe, a-t-il estimé. «Nous devons redéfinir nos rapports avec l’Union européenne» et les acquis suisses doivent être garantis, a affirmé le St-Gallois de 57 ans, qui siégera au National jusqu’à sa prestation de serment au Conseil des Etats prévue lundi prochain.

Conseiller national depuis 25 ans, il a dressé une rétrospective du quart de siècle écoulé. Il s’est souvenu du Parlement de 1986, sans ordinateurs portables ni votes électroniques. A l’époque, les effets de la guerre froide se ressentaient en Suisse, de même que les retombées de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, a-t-il affirmé. Suisse de demain

Le benjamin de la Chambre du peuple Mathias Reynard a pour sa part relevé qu’il n’était pas né lors de l’élection du doyen de fonction, faisant rire ses collègues. Dans son discours en français, allemand et italien, l’enseignant de 24 ans a évoqué ses rêves pour la Suisse de demain.

«Si la politique ne permettait pas d’espérer un avenir meilleur, elle n’aurait aucun sens», a-t-il estimé. Et de souhaiter une Suisse de cohésion et de justice sociale, ouverte vers l’étranger et marquée par une solidarité entre les régions et les générations. «Je rêve d’une Suisse performante, à la pointe de la technologie, qui ne laisse personne sur le bord du chemin».

Après avoir formellement constaté que le Conseil national était constitué, ses membres ont prêté serment. Les conseillers nationaux présents ont prononcé les traditionnels «je le jure» ou «je le promets» dans leur langue respective.

La cérémonie a été ponctuée de morceaux du Swiss Brass Consort, un ensemble de cuivres. Quant à l’hymne national, il a été chanté par la soprano Noëmi Nadelmann.