Les jeunes devraient pouvoir voter dès 16 ans. La commission des institutions politiques du Conseil des Etats a approuvé, par 7 voix contre 6, une initiative parlementaire en ce sens de Sibel Arslan (Verts/BS).

Les jeunes de 16 ans sont très intéressés par la politique et ont envie de participer, affirme l'auteure du texte. Ils bénéficient de l'éducation politique nécessaire. La participation aux élections et aux votations constituerait un bon point de départ pour l'engagement dans la vie politique, poursuit la conseillère nationale. Les jeunes pourraient ensuite bénéficier du droit d'être élus au moment où ils atteignent la majorité civile.

L'initiative, ayant déjà été acceptée par le Conseil national, un projet pourra directement être élaboré.

Au niveau des cantons, l'exception glaronnaise

Au niveau cantonal, seul Glaris accorde pour l'instant le droit de vote à 16 ans. Victime d'exode de ses jeunes, il a choisi en 2007 de leur envoyer un signal pour les inciter à rester au pays.

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En février 2020, les citoyens neuchâtelois ont eux refusé à 58,5% l'abaissement de la majorité civique à 16 ans. Le Parlement jurassien en a fait de même quelques mois plus tard. Des projets sont en discussion dans plusieurs cantons, dont Vaud, Genève, le Valais, Berne et Zurich.

Sur le plan international, l'Autriche connaît le droit de vote dès 16 ans depuis une dizaine d'années. L'expérience se montre concluante: les jeunes de 16 et 17 ans sont apparemment plus nombreux à voter que les nouveaux électeurs plus âgés.