Suisse-UE

Le parlement reste vigilant sur l’accord-cadre

Le Conseil des Etats vote une motion qui confirme la volonté de préciser plusieurs points litigieux. Prochaine étape: une décision de Bruxelles sur l’équivalence boursière

Derrière son ton d’apparence accommodante, la réponse de Jean-Claude Juncker au Conseil fédéral ne rassure pas le Conseil des Etats. A cause du délai évoqué: le président de la Commission européenne espère qu’un terrain d’entente pour les clarifications demandées par la Suisse pourra être trouvé «dans les tout prochains jours».

Pourquoi si vite? Parce que, souhaite-t-il, les commissaires européens devront être en mesure de faire le point et de prendre une décision sur la poursuite ou non de la reconnaissance de l’équivalence boursière le 18 juin. C’est mardi prochain. Dans six jours. Or, relève le conseiller aux Etats Pirmin Bischof (PDC/SO), «on peut bien sûr rappeler que le Seigneur a créé le monde en six jours, mais je vous laisse juger si le calendrier fixé par le président de la Commission européenne est réaliste». La veille, le président de l’Union syndicale suisse, Pierre-Yves Maillard, a déclaré qu’un tel délai ne permettrait «même pas de revoir les statuts d’un club de football amateur».