La commission a pris sa décision après les révélations faites dans la presse et la veille de la perquisition menée par la justice genevoise dans les locaux de l’établissement bancaire. Elle souhaite discuter avec la Finma afin d’obtenir des informations de première main. Elle décidera ensuite si elle doit intervenir, a-t-elle communiqué jeudi.

Outre dans celui du Ministère public genevois, HSBC Private Bank (Suisse) est dans le collimateur de la justice de plusieurs pays européens. La pression s’est accentuée sur cette banque il y a dix jours après les révélations faites dans le cadre de l’enquête SwissLeaks. Celle-ci s’appuie sur les données soustraites en 2007 par Hervé Falciani, un ancien employé de l’établissement.

Les fichiers intègrent des informations sur plus de 106 000 clients originaires d’environ 200 pays de la filiale suisse de HSBC. Y figurent, outre des cas d’évasion fiscale, les noms de Saoudiens soupçonnés d’avoir financé Oussama ben Laden dans les années 2000, de barons de la drogue, de trafiquants d’armes et de diamantaires véreux.

Le fait que des opérations de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme aient pu avoir eu lieu en Suisse a été vivement critiqué. Certains ont dénoncé l’inactivité des autorités de contrôle.