Ecoles, hautes écoles et centres de formation fermés. Manifestations de plus de 100 personnes interdites. Restaurants, bars et discothèques limités à 50 personnes. Les décisions prises par le Conseil fédéral sont drastiques. Au parlement, la plupart des politiciens les approuvent – avec quelques réserves.

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«Ce sera une période difficile»

Tous deux médecins, les conseillers nationaux Michel Matter (Vert’libéraux/GE) et Brigitte Crottaz (PS/VD) saluent le durcissement général. «Il faut aplanir la courbe pour préserver le système de santé, répète le premier.» Le maintien des crèches ouvertes suscite toutefois l’incompréhension de la deuxième: «Si on ferme les stations de ski, il faut fermer les crèches. Sinon c’est incohérent.» Vu la situation, la doctoresse se dit disposée à prêter main-forte dans les hôpitaux plutôt que de siéger la semaine prochaine.


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Le maintien de la session suscite d’ailleurs l’incompréhension chez plusieurs parlementaires. «J’ai voté non la semaine dernière, dit la conseillère nationale Céline Amaudruz (UDC/GE). Mais là, nous devons montrer l’exemple. Et montrer l’exemple veut dire ne pas propager la pandémie et rester un maximum chez soi.» Son collègue Olivier Feller (PLR/VD) abonde dans son sens. Et philosophe un peu: «Les mesures économiques annoncées vont dans le bon sens. Mais nous devons aussi parler de l’impact émotionnel du virus. L’être humain a besoin de contacts. Ce sera une période difficile pour certains.»

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Là où la pandémie est la plus grave – au Tessin – les parlementaires confirment la difficulté de la situation: «Les gens sont confus, décrit Fabio Regazzi (PDC/TI). Ils ont peur.» Les mesures de contrôle annoncées à la frontière tessinoise ne satisfont en outre pas le sénateur Marco Chiesa (UDC/TI). «Je suis furieux. Les permis de travail ne sont pas des certificats médicaux. Les travailleurs frontaliers nécessaires au système suisse doivent venir ici et y rester. Cela ne va pas s’ils continuent de faire des allers-retours.» Au Tessin, dit-il, «c’est le chaos».

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