Depuis plusieurs mois, la vie en Suisse se fait en petits groupes. Pas de concerts, pas de pièces de théâtre, pas de grands mariages, pas de cours d’université, pas plus de cinq chez soi. Il y a bien les cultes religieux qui rassemblent jusqu’à 50 personnes et les gymnases qui continuent d’accueillir leurs élèves. Mais à part quelques exceptions – et l’une ou l’autre fête illégale – la population voit peu de monde.

Et puis, il y a le Palais fédéral: 246 parlementaires issus des quatre coins du pays, des dizaines de journalistes, de collaborateurs personnels, des huissiers, du personnel de nettoyage, des membres de la sécurité qui se côtoient à l’intérieur, jour après jour, depuis le début du mois. Sans qu’un cluster n’émerge. Alors que le Conseil fédéral s’apprête à décider de la possible réouverture des théâtres et salles obscures, peut-on en tirer des conclusions?