Le partenariat enregistré pour les couples homosexuels, la version suisse du pacs, qui est soumis à l'approbation du peuple le 5 juin prochain en votation fédérale, a obtenu ce week-end trois nouveaux adoubements politiques. Réunies à Berne en assemblée des délégués, les Femmes socialistes ont proclamé leur soutien absolu à une loi fédérale qui, selon elles, consacre la tolérance et l'égalité des droits civils pour les couples gays. Seul regret, la loi ne règle pas la question de l'adoption d'un enfant.

En marge de l'assemblée qui élisait le nouveau président de leur parti national, les Femmes radicales ont elles aussi approuvé à l'unanimité le partenariat enregistré. Du reste, les délégués radicaux, hommes et femmes, étaient nombreux à arborer à leur boutonnière le sigle «&», symbole de la nouvelle loi, et sur les tables de la salle dans laquelle se tenait l'assemblée plénière, des piles de cartes rose et orange expliquaient en termes synthétiques les buts de la loi et les raisons de l'accepter. A La Chaux-de-Fonds, le comité directeur du Parti suisse du travail (PdT/POP) a également voté une recommandation pour le oui au pacs suisse.

En revanche, les communistes sont divisés sur l'extension à l'Est de la libre circulation des personnes. La section genevoise du PdT appuie le référendum, tandis que le parti suisse approuve l'extension. «Il s'agira de se battre pour le renforcement des mesures d'accompagnement et des droits syndicaux», a relevé la conseillère nationale vaudoise Marianne Huguenin à la radio romande, en expliquant la position du parti national. Sur Schengen/Dublin, celui-ci avait déjà manifesté son rejet. Les Femmes socialistes, au contraire, recommandent le oui, parce que l'accord assure une coopération policière accrue avec les voisins européens, dans le respect des spécificités de la Suisse.