Partisan d'un système de santé «fondé sur la responsabilité de tous les acteurs, sur la liberté de choix et sur la concurrence entre les prestataires de soins et assureurs», le Parti libéral suisse refuse pourtant la suppression de l'obligation de contracter. Une fausse libéralisation à ses yeux.

Lors de la consultation fédérale sur la 2e révision de la LAMal, le PLS plébiscite ainsi l'augmentation de la participation aux coûts de 20% dans la mesure où cela conduira à une plus grande responsabilisation. Le Parti libéral considère en revanche que la suppression de l'obligation de contracter va à l'encontre du libre choix du médecin par le patient.

Tout en admettant que cette position peut surprendre, émanant d'un parti très attaché à la liberté individuelle et à la concurrence, le président du PLS, Claude Ruey, précise qu'il «n'existe pas d'obligation de contracter qui lierait l'assureur au médecin, mais bien une obligation de remboursement des soins à l'assuré». Les effets économiques d'une telle mesure, notamment la diminution de l'offre, seraient selon lui inexistants. Président des assureurs Cosama, dont l'organe faîtier, Santésuisse, défend bec et ongles la suppression de l'obligation de contracter, Claude Ruey estime qu'il y aurait davantage d'intérêts économiques à supprimer les protections tarifaires, notamment dans les EMS et les hôpitaux.