Alors que le conseiller d’Etat démocrate-chrétien Maurice Tornay a fait savoir samedi qu’il n’entendait pas quitter ses fonctions après des prises de position personnelles de députés en ce sens, le Parti socialiste demande jeudi matin le départ du ministre. Il est le premier parti valaisan à prendre une décision formelle en ce sens.

«Les révélations contenues dans le rapport de la Commission d’enquête parlementaire-Réseau Santé Valais ne sont qu’un épisode de plus dans le long feuilleton des affaires (Giroud, Cleusix) qui voit Maurice Tornay s’enfoncer jour après jour dans un bourbier malsain, qui porte préjudice à l’image de notre canton et dont ce sont les Valaisannes et les Valaisans qui en subissent les conséquences», écrit le PS pour expliquer une décision prise à l’unanimité par le bureau exécutif du parti mercredi soir.

Motion sur une procédure de destitution

Cependant, Maurice Tornay est le seul à avoir le pouvoir de prendre cette décision, et il paraît clair qu’il n’a pas l’intention de partir. «Le Grand Conseil valaisan ne dispose pas de procédures prévoyant le renvoi d’un élu. Seule la personne impliquée peut le faire en démissionnant. Tirant les leçons de ces tristes et pénibles événements et pour combler ce vide législatif, le Bureau exécutif va demander à ses député-e-s de déposer une motion pour doter le Grand Conseil d’une procédure de destitution.»

Le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur la crise de l’Hôpital du Valais doit être débattu d’ici à la fin du mois au Grand Conseil. Les députés auront alors l’occasion de prendre position sur ce sujet et le ministre de leur répondre.