Au lendemain de l’échec de l’accord-cadre, les propositions pour tenter de sauver les relations avec l’Union européenne se multiplient. Après les Vert’libéraux qui ont plaidé samedi pour l’entrée dans l’Espace économique européen, le Parti socialiste va plus loin et repose la question de l’adhésion à l’UE. Le conseiller national zurichois Fabian Molina débattra mardi d’une motion en ce sens avec son groupe, comme l’a révélé la SonntagsZeitung. L’enjeu? Forcer le Conseil fédéral à entamer au plus vite des négociations avec l’UE. Si la proposition a une chance de trouver un écho au sein du parti, il en va bien autrement dans l’hémicycle où aucune majorité politique n’existe aujourd’hui pour défendre l’adhésion.

Le PS a toujours été divisé autour de la question européenne entre une aile syndicaliste et souverainiste incarnée, entre autres, par le patron de l’USS, Pierre-Yves Maillard, et une aile ouvertement pro-européenne. Durant longtemps, l’ancien président Christian Levrat est parvenu à maintenir une cohésion interne en se concentrant uniquement sur les bilatérales. Au lendemain de l’échec de l’accord-cadre, qui a suivi un changement de présidence, les différentes sensibilités politiques se font sentir. La semaine dernière, le parti a demandé au Conseil fédéral d’examiner quatre pistes: la Suisse en tant qu’Etat tiers, la voie bilatérale, l’EEE et enfin l’UE. Il a visiblement décidé d’accélérer la cadence.