Partis et exécutif en quête de 20 millions

Au lendemain de l’acceptation d’une baisse généralisée du prix des billets des Transports publics genevois (TPG), les scénarios se succèdent pour trouver la vingtaine de millions qui manquera désormais dans les caisses de la régie publique. Dans une relative perplexité, partis politiques et exécutif échafaudent leurs propositions. Mercredi, le conseiller d’Etat chargé des Transports, Luc Barthassat, présentera trois alternatives à ses collègues gouvernementaux. Baisse de prestations, augmentation des subventions ou report dans le temps de nouvelles dessertes, telles seront les pistes avancées par le magistrat démocrate-chrétien.

«Je crains que l’offre de prestations et le développement du réseau soient les principales victimes de cette baisse de recettes», prévoit le député socialiste Thomas Wenger, sachant la gauche minoritaire au Grand Conseil. Deuxième force du parlement, le Mouvement Citoyens genevois – par la voix de son représentant au sein de la Commission des transports, Pascal Spuhler – ne se déclare pourtant pas opposé à une plus forte participation financière de l’Etat envers l’entreprise. «Mais les TPG devront faire des efforts.»

Aujourd’hui, leur financement est assuré pour moitié par l’Etat, le solde étant équilibré par la vente de billets et d’abonnements. Le budget annuel des TPG se situe autour de 400 millions de francs.