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Les partis valaisans acceptent de déplacer des pylônes de Chamoson-Chippis

Les principales formations politiques entrent en matière pour une demande des opposants à la ligne électrique. De toute manière, l'emplacement de certains pylônes était remis en cause

Les partis politiques valaisans sont réceptifs à la demande de déplacement de pylônes de certains opposants à la ligne à très haute tension entre Chamoson et Chippis, en Valais. Les présidents de la plupart des partis ont répondu lundi à l'appel d'opposants.

Il n'est pas trop tard pour obtenir des aménagements, a déclaré Sébastien Berguerand, représentant du Groupement pour les écoles sans pylônes électriques (RESPE), aux présidents de partis réunis sur la place de la Planta à Sion. Il est venu demander de l'aide pour modifier le projet de ligne THT qui passe à proximité immédiate de l'école de Grône (VS).

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Un oui, mais sans pression

Les présidents de partis ont prêté attention aux propos de l'opposant. Pour autant, les partis n'entendent pas opérer de pression dans ce dossier. «Il ne s'agit pas d'exacerber les fronts», a déclaré le président du PDC Serge Métrailler. Président du PLR, René Constantin espère qu'il y ait des possibilités de négociation avec Swissgrid pour au moins déplacer quelques pylônes.

En déboutant les opposants, qui réclamaient un enfouissement de la ligne, en septembre 2017, le Tribunal fédéral a ouvert la voie à la construction de cette ligne aérienne en projet depuis plus de quinze ans. Mais au début juin, le gouvernement cantonal a débloqué 250 000 francs pour financer une étude de faisabilité de déplacement de quatre pylônes sur la commune de Grône.

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L'un des pylônes est en zone dangereuse

Un rapport du géologue cantonal a encore apporté de l'eau au moulin des opposants au début juin. Un des pylônes situés sur la commune de Grône est en zone de danger élevé. Selon une étude antérieure, deux tiers des pylônes sont prévus dans des zones d'éboulement ou de glissement de terrain.

Le danger qui pèse sur ces pylônes est un aspect nouveau qui nécessite de trouver une solution avec Swissgrid, estime René Constantin. Comme les autres présidents de parti, il espère que ces éléments nouveaux offrent un espace de négociations pour au moins déplacer quelques pylônes.

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