L’Union suisse des arts et métiers vole à la rescousse du trafic routier. L’USAM accuse le Conseil fédéral de favoriser le rail au détriment de la route. Or le réseau routier a aussi besoin d’aménagements, insiste la faîtière, le coût économique des embouteillages atteignant près de 1,5 milliard de francs par an.

L’association transports et environnement a immédiatement riposté. L’ATE rappelle que la route a bénéficié pendant des années des financements fédéraux. C’est seulement à partir du milieu des années 90, que les fonds de la Confédération ont été attribués de manière équilibrée entre le rail et la route, note encore l’association.

Quoi qu’il en soit, l’USAM a dénoncé mardi devant les médias à Berne deux projets actuellement discutés dans les commissions parlementaires. «L’un et l’autre négligent la route à l’avantage du rail». L’USAM s’oppose dès lors à l’augmentation du prix de la vignette autoroutière de 40 à 100 francs par an. «Le taux d’autofinancement de la route est aujourd’hui déjà supérieur à 100%. Malgré tout, ses usagers se voient encore frappés par des charges excessives d’impôts et de taxes», déclare Hans-Ulrich Bigler, directeur de l’USAM.

Autre projet contesté par l’organisation faîtière des 300’000 petites et moyennes entreprises de Suisse, le projet de financement et d’aménagement de l’infrastructure ferroviaire (FAIF). Si l’USAM salue le rejet par le gouvernement de l’initiative de l’ATE «pour les transports publics», elle estime que le contre-projet que représente le FAIF ne constitue pas une solution à ses yeux. Le fonds d’infrastructure ferroviaire proposé «grave dans le marbre le financement croisé - et indésirable - du rail par la route».