«Le regroupement organisationnel de la TSR et de la RSR n’est pas l’enjeu le plus important», a déclaré à chaud le président du Conseil d’Etat vaudois Pascal Broulis. C’est l’avenir de deux sites, notamment celui de la Sallaz à Lausanne, siège de la radio, qui l’intéresse au premier chef. La direction de la SSR conservera les deux studios, dont les prérogatives seront probablement redéfinies au gré des nouvelles synergies, mais il n’y a pas de «certitude absolue», a insisté le ministre radical. C’est pourquoi «il faudra rester vigilants» tout au long du processus qui devrait aboutir en 2010 à la création de la nouvelle structure. Car il s’agit de «garantir la qualité et la pluralité de l’information ainsi que du service public». Pascal Broulis attend maintenant les plans concrets de la restructuration prochaine. Entre-temps, il ne cessera pas, assure-t-il, de faire entendre la voix du canton.

Le Conseil d’Etat, soutenu par l’ensemble du Grand Conseil du canton, puis par la Municipalité de Lausanne, avait manifesté sa préoccupation immédiatement après l’annonce du projet «convergence». Pascal Broulis, le premier, avait exprimé son attachement au modèle à deux têtes, TV à Genève et radio à Lausanne, gage d’un équilibre régional vieux d’un demi-siècle. Les responsables de la TSR et de la RSR avaient ensuite rencontré une délégation du gouvernement vaudois et de l’exécutif de la capitale. Rencontre qui aurait, selon certains, contribué à renforcer la place lausannoise et donc son maintien. Maintien que l’on croyait en danger.