Il est de notoriété publique que l’ancien grand argentier du canton de Vaud voue une passion pour l’architecture comme pour l’archéologie. Pas étonnant donc de voir l’ex-conseiller d’Etat accéder à la présidence de cette institution qui supervise les recherches des archéologues suisses à l’étranger. Le cahier des charges prévoit des visites de sites sur place.

Pascal Broulis a confirmé dimanche à l’agence Keystone-ATS avoir été nommé jeudi à ce poste, revenant sur une information parue dans Le Matin Dimanche. La Fondation est l’organe de tutelle de l’ESAG. Son financement est assuré par des subsides du Fonds national suisse (FNS) de la recherche scientifique, de la Confédération et des universités helvétiques, ainsi que par des dons de particuliers, de fondations et d’entreprises.

Découverte prestigieuse

Cela fait depuis 1964 qu’une mission archéologique suisse dégage et étudie les vestiges de l’antique cité d’Erétrie, sur l’île grecque d’Eubée. Devenue Ecole suisse d’archéologie en Grèce (ESAG) en 1975, elle est la seule mission archéologique suisse permanente hors des frontières nationales. Son siège se trouve à l’Université de Lausanne.

De récentes fouilles hors les murs ont conduit à la découverte du plus prestigieux sanctuaire des Erétriens, l’Artémision d’Amarynthos. L’Ecole apporte aussi son soutien à d’autres projets archéologiques suisses en Grèce. En Grèce, l’ESAG possède un appartement à Athènes avec bureaux, salle de conférences et chambres d’hôtes, ainsi qu’une maison de fouilles à Erétrie. Etudiants, chercheurs et professeurs des universités suisses ont la possibilité de prendre part chaque année aux fouilles et aux études des vestiges et des trouvailles, profitant ainsi des infrastructures mises à leur disposition.

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Encore une esquive

Depuis sa retraite de la politique vaudoise, Pascal Broulis a aussi repris la présidence du conseil d’administration du parc technologique Y-Parc à Yverdon-les-Bains, avec ses 200 sociétés et 1800 collaborateurs. Il est entré en fonction le 1er juillet dernier.

De nombreux observateurs politiques estiment probable une candidature à un siège au Conseil des Etats lors des élections fédérales de 2023, imaginant même le retour du duo vaudois avec le socialiste Pierre-Yves Maillard, ancien collègue au gouvernement vaudois. Pascal Broulis ne s’est toujours pas prononcé. Interrogé dans le journal dominical romand, il esquive une nouvelle fois. «Mon parti a la chance d’être calme, d’avoir un conseiller aux Etats compétent et performant (Olivier Français, ndlr), et on attend son choix pour la suite», dit-il simplement.